Mai/07/2012
«Avec l’élection de François Hollande,
dimanche soir, des millions de personnes étaient heureuses du changement qui va
désormais s’opérer en France. Parmi ces personnes, les militants et
sympathisants socialistes mais aussi de simples citoyens des forces de progrès
qui aspiraient à voir battre Nicolas Sarkozy. Comme tant d’autres j’en faisais
partie. J'ai appelé à voter dès le premier tour de la primaire puis dès le
premier tour de la Présidentielle pour François Hollande. Il a été élu avec des
voix provenant de tout ces horizons politiques jusqu’à même celui des électeurs
de François Bayrou. La victoire de François Hollande est une victoire partagée.
Reste désormais, il est vrai, que sur cet échiquier politique, les gens auront
encore un choix à faire aux législatives entre le candidat PS et d’autres
sensibilités de gauche. Je les invite à ne pas mettre tous les œufs dans le
même panier et à me faire confiance. Homme de contact direct, proche des gens,
élu à l’Assemblée nationale, je serai loyal avec François Hollande mais je
saurai aussi défendre en premier lieu les revendications de la population de la
6ème circonscription ».
Mai/07/2012
24 ans que nous attendions ce moment ! C’est
chose faite. La gauche et les forces de progrès l’emportent avec François
Hollande. Nicolas Sarkozy est battu et avec lui l’UMP et son représentant dans
la circonscription, Dominique Cap. Ce succès est réalisé avec brio en France
avec 52 % des suffrages. A Carhaix, ce ne sont pas moins de 68 % des gens qui
ont voté pour François Hollande. J’avais appelé à voter pour lui dès le premier
tour de la primaire mais aussi dès le premier tour de la Présidentielle. Tant
l’important était dire stop à Nicolas Sarkozy. Après avoir failli perdre notre
hôpital à cause de la politique de casse des services publics menée par l’UMP,
c’est une grand ouf de soulagement ! Chans vad, Fanch !
Avr/30/2012
Ce 1er mai 2012 a une portée forte et bien particulière à la veille du second tour de la Présidentielle. Comme il y a dix ans, l’extrême-droite s’est invitée dans le débat. En 2002, c’était par la présence de son chef, Jean-Marie Le Pen, au second tour de la Présidentielle. Cela avait provoqué, à Carhaix comme ailleurs, une émotion considérable. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la capitale du Poher pour signifier leur indignation. Si une décade plus tard, la fille du leader, Marine Le Pen n’est pas parvenue à se qualifier pour la finale de la Présidentielle, le FN lui, gonflé par un million de voix de plus qu’en 2002, parvient à distiller son discours nauséabond jusque dans le discours même du Président sortant, Nicolas Sarkozy. Nombreux sont, les femmes et les hommes de la droite traditionnelle à s’indigner de la porosité constatée entre leurs formations politiques respectives. Jusqu’à ce triste communiqué de l’UMP me demandant d’intervenir pour que les affiches de Sarkozy ne soient pas abimées. Comme si je disposais de quelques responsabilités en la matière. L’UMP est prêt à utiliser, comme au niveau local, tous les incidents quotidiens pour insuffler la peur sur la ville. Jusqu’à ces propos de « la fête du vrai travail » annoncée par Nicolas Sarkozy qui rappelle les heures sombres du pétainisme. La droite dure perd les pédales. Il nous appartient de dire non aux thèses de l’extrême droite et de remettre en exergue les valeurs de la fête du travail, valeurs de justice sociale, de tolérance, de solidarité et de respect. La journée du mardi 1er mai 2012 nous en donne l’occasion. J’invite la population à se joindre aux rassemblements organisés par les syndicats dans les différentes villes, Carhaix, Châteaulin ou ailleurs.
Avr/19/2012
Si Richard Ferrand a bien raison de stigmatiser le fait que le Président sortant Nicolas Sarkozy n’a pas tenu sa promesse pour l’achèvement de la mise à deux fois deux voies de la RN164, il est difficile de ne pas constater, depuis 40 ans, qu’aucun gouvernement de droite ou de gauche, n’a en fait tenu parole. Le développement économique de notre secteur passe pourtant inéluctablement par cette route comme par l’axe Lorient-Roscoff. Il est donc à souligner que Richard Ferrand, président du groupe PS à la Région, est particulièrement culotté de venir relever ce désengagement de l’Etat pour le Centre-Bretagne sans préciser que cette même Région Bretagne a supprimé dans le même temps sa participation de 50 % (excusez du peu !) des financements pour la modernisation de l’axe Lorient-Roscoff, tout cela pour mener privilégier la Ligne grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Afin d’éviter à nouveau cette double peine pour le Centre-Bretagne dans les prochaines années, il faut élire à la prochaine législative quelqu’un qui sache se faire aussi bien entendre à Rennes qu’à Paris. Et non pas qui change de discours selon qu’il se trouve à Brest ou à Motreff. Quitte à taper du poing sur la table. Je sais faire.
Mar/29/2012
Le masque tombe. Richard Ferrand, candidat sur la circonscription Carhaix-Châteaulin, vient enfin de dévoiler son véritable visage et sortir de la tour d’ivoire où il cherchait à se construire une carrière politique professionnelle. Il se voyait déjà, benoîtement, marcher sur la moquette des ministères, alors que plus que jamais, nous avons besoin de femmes et d’homme de terrain.
Pour une photo, une simple photo de François Hollande, prise lors du festival des Vieilles Charrues en compagnie de Christian Troadec, le voilà qu’il enfourche, avec une fébrilité inquiétante, ses grands chevaux. Courageusement, il fait monter au créneau le premier secrétaire fédéral du PS finistérien dont on dit que « l’avenir à ce poste est aussi incertain que la canicule en Bretagne » ! Chacun aura compris qu’il s’agit là d’un simple contre-feu, un vulgaire écran de fumée pour tenter de masquer ou de faire oublier l’essentiel de l’article qui lui est consacré dans un des documents de campagne de Christian Troadec. Un document où le maire de Carhaix dit et redit comment et combien Richard Ferrand a travaillé contre l’intérêt de Carhaix et de sa région lorsqu’il était conseiller général. Comment il a passé son temps à torpiller les dossiers, les projets et les initiatives. Des faits précis et avérés facilement vérifiables. C’est vrai que cela a déjà été dit.
Pourtant, doté d’un incroyable et ridicule orgueil, Richard Ferrand joue l’agressé ! Lui qui voudrait une gauche caporalisée où chacun s’alignerait derrière l’étiquette pour laquelle il a optée, prend des postures de vierge effarouchée. Il oublie que la gauche en Bretagne, et dans le Finistère, n’est pas une caserne où les femmes et les hommes ont le petit doigt sur la couture du pantalon. Il oublie que la gauche en Bretagne, et dans le Finistère, n’entend pas se laisser « castrer » par un opportuniste dont l’unique ambition est de « monter » à Paris » pour enfin « marcher sur la moquette » et pavoiser sous les dorures et les lustres des palais de sa République jacobine dont il est un des thuriféraires acharnés. Il oublie que la gauche est plurielle et devra se rassembler. Il oublie que les dossiers qu’on n’a pas portés vous reviennent inévitablement un jour à la figure. Il oublie qu’ici les femmes et les hommes ont de la mémoire et ne sont pas transparents. Il oublie, comme il vous oubliera… rapidement.
Mar/05/2012
C’est aussi au nom du soit disant coût du service public que l’Etat en 2008 a voulu fermer la maternité et la chirurgie de l’hôpital de Carhaix. Nous nous sommes battus pour maintenir nos droits et nous avons gagné. Je le dis clairement, je suis contre la diminution des rotations de l’avion qui relie Ouessant au continent. Il faut maintenir les choses en l’état ou trouver une solution qui soit partagée par tous. Je l’ai fait savoir à plusieurs reprises lors des séances du conseil général à Quimper. Je suis pour le maintien des rotations telles qu’elles existaient avant le nouveau cahier des charges. Si l’on veut maintenir des populations sur les iles et lutter contre le phénomène des résidences secondaires il nous appartient de renforcer le service public et la continuité territoriale et non pas les diminuer. Il en va de notre responsabilité. Il est temps que les principaux acteurs de ce dossier retrouvent la voie du dialogue pour trouver une issue à ce problème qui n’aurait jamais dû voir le jour. Une solution devient urgente.
Mar/01/2012
Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l’Ecosse annonce qu’elle s’est fixé un objectif de 100 % d’énergie renouvelable d’ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l’atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! « Cet objectif favorisera la ré industrialisation de l’Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l’atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l’énergie verte nous donne l’opportunité de devenir l’atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle ».Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c’est toute notre région, comparable à l’Ecosse en terme d’habitants (4 millions contre 5 millions), qui va prendre 30 ans de retard en ne s’engageant pas avec plus de détermination et d’ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu’économiquement.